Derrière son nom, IO Automatique Manufacture, s’abrite tout simplement le premier calibre de base de la manufacture Hysek, automatique à trois aiguilles. Une apparente simplicité qui a requis plusieurs années de développement et servira de pilier aux prochaines collections de la maison, grâce à son ingéniosité mécanique.

 

La manufacture Hysek a établi sa notoriété sur les grandes complications et l’art du squelettage extrême. Aujourd’hui, la maison se déploie sur un terrain qui, jusqu’à présent, n’était pas le sien : la simplicité d’un calibre trois aiguilles. C’est un exercice nouveau pour Hysek. Il fut demandé par les collectionneurs soucieux d’élargir leur collection à des garde-temps dédiés aux usages du quotidien. Pour la manufacture, c’est aussi un enjeu : créer une pièce au même niveau de technicité et de finition que les collections qui ont bâti sa réputation, sans superlatif ni complication.

 

Un cadran hautement créatif

Le résultat, c’est la nouvelle IO Automatique Manufacture. Affichant les heures et minutes complétées d’une petite seconde à 6h, la pièce arbore les différents codes de la maison : larges aiguilles sagaies luminescentes, les index 1, 5, 7 et 11 uniquement affichés, des chiffres arabes très travaillés, appliqués sur un cadran aux motifs particulièrement élaborés.

Ces motifs ont été inspirés du graphite. Sa molécule hexagonale, reliée en son centre par un axe à trois branches, forme une structure alvéolaire unique en horlogerie. Le cadran de la IO Automatique Manufacture offre ainsi à la fois du relief et une profondeur dans laquelle la lumière vient se nicher de manière toujours différente.

 

Des détails qui ne trompent pas

Les collectionneurs avertis verront également le travail induit par les cornes. Réalisées en interne, elles ont été usinées dans la masse et offrent plusieurs types de finitions (polie, satinée, sablée), apportant une créativité rare à ce positionnement. Il en va de même pour le mouvement visible côté fond dont chacun des composants a été individuellement fini (polissage, angles adoucis, perlage, etc.).

Enfin, Hysek a choisi de masquer l’entre corne de sa nouvelle IO, déployant une couvrance assortie aux quatre propositions de la pièce (or ou titane, 41 mm ou 43 mm). A noter que les bracelets sont pourvus de pompes permettant leur changement rapide et sans outil.

 

La simple complexité du calibre HW31

Côté mouvement, c’est un calibre entièrement manufacture qui anime la IO Automatique Manufacture. A l’exception du spiral, de l’ancre et du ressort de barillet, le mouvement est 100% manufacture. Fort de 145 composants, il a été optimisé en production et finition afin de pouvoir proposer la pièce finie dès 10’000 CHF.

Il devient ainsi le calibre dit « de base » d’Hysek, un mouvement structurant au sein d’une manufacture sur lequel elle bâtira, au fil des années, des collections qui pourront ponctuellement y adjoindre des complications. Tout le savoir-faire d’Hysek a été requis pour sa construction qui, comme tous les calibres maison, n’emprunte aucun des raccourcis horlogers les plus courants.

 

Par exemple, son remontage est assuré par un micro rotor et non par une masse oscillante complète. Le micro rotor est un art largement maitrisé par Hysek sur la majorité de ses créations, un exercice horloger particulièrement délicat lorsqu’il s’agit de lui assurer le même rendement qu’un rotor traditionnel.

C’est ici le cas. Réalisé en métal lourd, il permet de remonter la IO Automatique Manufacture jusqu’à 62 heures de réserve de marche, tout en occupant un espace très retreint au sein du mouvement. Ce dernier peut donc gagner en finesse et bénéficier d’un large barillet qui autorise une telle autonomie. De surcroît, le micro-rotor permettra à Hysek d’allouer de l’espace au sein de ce mouvement pour y ajouter des complications modulaires ou intégrées. Pièce promise à un riche avenir, la IO Automatique Manufacture ouvre une nouvelle ère créative pour Hysek.