Diego Giacomini, Global coo,

Agatha Paris depuis 2017

 

 

Symbole du chic à la française et pourtant accessible, la griffe Agatha Paris nous a récemment interpellés dans l’univers du bijou. Nous avons rencontré Diego Giacomini qui a repris les rênes du marché français en 2017. Fort de son expérience dans le luxe (EBEL, L’Oréal Produits de luxe International, Lancôme, Clinique, groupe Safilo…), sa mission est de redynamiser cette « jolie endormie ». Agatha Paris, au beau potentiel affectif au niveau du grand public, voit aujourd’hui sa distribution ouverte aux détaillants indépendants. Tout cela dans un positionnement sélectif.

Par Florence GREMAUD

 

 

 

{LE BIJOUTIER INTERNATIONAL / LBI} – Pouvez-vous citer quelques dates-clés de son histoire ?

{Diego Giacomini / DG} – Agatha Paris a été fondée en 1974 par Michel Quiniou. C’est pourquoi cette année 2019 est importante pour nous. Nous fêtons le 45ème anniversaire de la maison. Agatha peut séduire toutes les générations, qui apprécient notre emblème, notre mignon petit chien. Ce dernier appelé « Scottie », un scottish terrier, a été créé en 1988. Fin des années 1980, Agatha Paris est très reconnue. 20 ans plus tard en 2006, la marque est rachetée par le groupe King Power. En 2010, la griffe connaît un fort développement en Asie où d’ailleurs les consommateurs plébiscitent beaucoup le chien.

 

« La femme Agatha Paris aime le chic, le ludique, le mix and match.

Elle se fait plaisir de façon accessible et luxueuse. »

 

LBI – Quels sont les mots qui définissent Agatha Paris ?

DG – Au-delà de ses collections, Agatha Paris offre le twist parisien. Ses pièces, la combinaison de celles-ci et leurs portés soulignent vraiment l’identité de la marque. C’est-à-dire un « esprit luxe sans effort », qui traduit ce brin de fantaisie et de légèreté de la maison et de ses consommatrices. La femme Agatha aime jouer avec les tendances et la personnalisation, c’est pourquoi grâce à nos collections « Mix and Match » pour la boucle d’oreille par exemple, elle conçoit la parure de façon ludique, au gré de ses envies et de ses occasions.

 

 

Large bague, avec une pièce « vintage » AGATHA 45 ANS,

en laiton. © Agatha Paris

 

 

LBI – Depuis combien de temps travaillez-vous à développer Agatha Paris ?

DG – Notre actionnaire de Hong Kong, la société King Power, soutient le développement de la griffe sur le marché français et les marchés étrangers depuis 2006, date du rachat au fondateur Michel Quiniou. Notre PDG, Antares Cheng, m’a recruté au début de l’année 2017 pour redynamiser cette belle signature parisienne et lui redonner sa vraie place dans l’Hexagone.

 

LBI – Quel est justement depuis 2017, votre «  pas à pas  » stratégique pour redéployer Agatha Paris ?

DG – Depuis le second semestre 2017, et selon mon audit avec le soutien de mon PDG et de mes équipes, ma stratégie s’inscrit selon plusieurs axes. J’ai agi sur la refonte du processus de développement des produits. Parallèlement, de ce fait, j’ai recruté de nouvelles compétences pour renforcer l’équipe dirigeante, l’équipe de style et celle qui gère l’E-commerce.

 

« Tout en conservant un environnement chic et sélectif, en 2019,

nous ouvrons notre distribution aux détaillants multimarques. »

 

 

Bracelet breloques, chien « Scottie ».

© Agatha Paris

 

 

LBI – Et concernant la distribution et la communication ?

DG – Depuis 2017, tout en travaillant sur l’optimisation et la gestion de nos stocks, nous avons aussi rénové quelques-uns de nos points de ventes et nos corners en grands magasins. L’important c’est aussi la mise en place de notre département « Wholesale » et que le bijoutier français multimarques puisse accueillir dans un bel environnement la marque. Pour renforcer la résonance historique d’Agatha j’ai d’ailleurs intégré la mascotte « Scottie » dans l’univers global visuel (PLV, merchandising et communication). Pour une cohérence et une belle image de marque, j’ai procédé à la refonte complète du site corporate et de l’E-commerce.

 

LBI – Vous avez misé sur la communication, comment ?

DG – Avec des campagnes d’affichages avec des jeunes femmes tendances qui portent de façon contemporaine les bijoux, avec des publicités en 2018 sur des sites, dans la presse féminine, sur Google et en déployant des messages positifs sur les réseaux sociaux. Le but était de réveiller ce fort capital affectif d’Agatha Paris qui existe depuis les années 80 auprès des femmes.

 

LBI – Pourquoi Agatha Paris possède ce fort capital affectif auprès des consommatrices ?

DG – La démarche du fondateur Michel Quiniou en 1974 rendant le luxe accessible à toutes les femmes était très novatrice. Aujourd’hui, si l’on interroge la gent féminine sur la griffe, 93 % de celle-ci la connait. Et les différentes générations se transmettent la marque. Agatha Paris possède l’image d’intemporalité avec des collections comme « Essentiels » par exemple, mais aussi celle d’un esprit léger et ludique, avec la collection « Mix and Match » qui joue sur la personnalisation. La parure à créer soi-même, totalement dans l’air du temps. Son succès est lié aussi à sa forte attache avec le monde de la mode.

 

LBI – Quels sont les matériaux proposés ?

DG – Les matériaux de bijou fantaisie représentent 20 % des collections. Les autres matières sont à 80 % l’argent 925 et le plaqué or (bijoux en laiton plaqué or et dorés à l’or fin). Les deux métaux sont pavés ou non. Nous avons lancé aussi une petite ligne en diamants.

 

 

Wendy Swan porte ici des pièces de la ligne

« Essentiels » en argent. © Agatha Paris

 

 

LBI – Quels sont vos futurs objectifs de distribution pour le marché français ?

DG – Parallèlement à nos 124 points de vente en nom propre (82 boutiques et 42 corners), notre objectif est d’implanter la marque de façon qualitative, afin de compléter le maillage de notre réseau, d’augmenter la visibilité d’Agatha Paris et de recruter de nouvelles consommatrices. Ainsi pour les détaillants bijoutiers multimarques, nous avons sélectionné la « crème de la crème » des pièces pour une collection sélective.

 

 

AGATHA Paris

https://www.agatha.fr/