L’un des objets quotidiens les plus emblématiques et les plus évocateurs a vu sa valeur d’achat doubler et tripler ces dernières années. Le débat entre les meilleurs experts du secteur est le premier événement de collecte de montres et de bijoux dans la ville de Palladio, ouvert jusqu’à lundi au Vicenza Expo Centre pendant le Vicenzaoro.

 

Le 18 janvier 2020 au matin a eu lieu l’ouverture du VO Vintage. Un nouvel espace entièrement dédié aux montres et aux bijoux dits « vintage ». Il s’est déroulé jusqu’au 20 janvier à l’intérieur du salon Vicenzaoro, le salon de l’or et de la joaillerie de référence organisé par l‘IEG – Italian Exibition Group, qui s’est tenu  jusqu’au 22 janvier au Vicenza Expo Centre.

 

Entre passion et investissement. Le sens du marché de l’horlogerie moderne. Ce qui a changé au cours des 30 dernières années : tel était le titre de la conférence d’ouverture qui, animée par Dody Giussani, rédacteur en chef du magazine L’Orologio, a vu la participation d’Ugo Pancani, professeur et membre de la Fondation de la Haute Horlogerie, de Luca Castellani, directeur commercial de Parmgiani Fleurier, de Bruno Bergamaschi, fondateur du très suivi Forum Orologi & Passioni et de Mario Peserico, président d’Assorologi et directeur général d’Eberhard Italie, et de Flavio Ghiringhelli, collectionneur.

 

 

 

Le débat entre certains des meilleurs experts du secteur a permis à un public nombreux et attentif d’avoir une vision plus complète des trente dernières années en termes d’évolution de l’un des articles les plus répandus et les plus fascinants qui attire une communauté d’amateurs toujours plus nombreuse. L’histoire racontée est véritablement très intéressante et extrêmement dynamique. Elle a permis de mettre en évidence de nouvelles complexités qui, il y a encore quelques années, n’existaient pas.

 

De la fin des années 80, qui a vu une baisse de la croissance fulgurante des montres à quartz japonaises abordables et un renouveau de la prédominance des montres suisses traditionnelles, à l’affirmation d’une idée plus mode et plus facile de la montre en tant qu’accessoire proposé par Swatch avec un produit à la fois analogique et numérique, doté d’une forte personnalité et d’un caractère ductile et convivial, jusqu’au succès de la montre mécanique de style yuppy avec des mécanismes compliqués et des dimensions importantes. Puis les années 90 ont vu naître le désir d’exprimer l’individualité et ont donné lieu à des productions limitées et de grande valeur qui ont généré un nouveau marché et, surtout, ont ravivé l’attention des passionnés dont le nombre et les connaissances ne cessent de croître.

 

 

Les intervenants ont tous validés l’effort général des professionnels du secteur, en particulier des italiens. Ils ont cependant souligné combien le marché était devenu complexe et difficile comparé au passé.

La passion, en effet, bien qu’elle soit encore fondamentale, n’est plus la seule force derrière la collection : l’augmentation considérable de la valeur de certaines montres fait que l’achat est souvent guidé par le désir de spéculer plutôt que d’investir, économiquement et émotionnellement, dans une pièce.

Cependant, la montre est encore plus souvent un investissement et le « seuil » s’abaisse. Même les montres qui valaient entre 3 et 5 000 euros jusqu’à il y a quelques années, ont maintenant doublé ou triplé leur prix d’achat initial.

 

Le débat a été riche d’enseignements et s’est poursuivi jusqu’au lundi 20 janvier avec un programme dense de réunions et d’événements s’adressant aux experts et passionnés avec la participation des principaux acteurs du secteur.

 

 

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