DE LA SÉCURISATION DES MAGASINS
À LA PROTECTION HUMAINE,
UN ENJEU STRATÉGIQUE
POUR LA FILIÈRE HBJO
La prévention des risques en bijouterie repose sur un équilibre subtil entre technologie, organisation et facteur humain. Face à des menaces toujours plus sophistiquées, les professionnels HBJO doivent s’appuyer sur des partenaires experts, assureurs, courtiers et opérateurs de sécurité, afin de bâtir des dispositifs robustes et évolutifs.
Par Caroline Coiffet

Le secteur horlogerie-bijouterie-joaillerie demeure l’un des plus exposés aux risques de malveillance. La nature même des produits (forte valeur, faible encombrement, liquidité immédiate) – en fait une cible privilégiée. Les professionnels ne s’interrogent plus sur la survenue d’un sinistre, mais sur sa probabilité à court ou moyen terme. Cambriolages, vols à l’étalage, attaques à main armée, fraudes ou encore pertes en transport composent un spectre de risques particulièrement large. À cela s’ajoutent des impacts humains majeurs : traumatismes psychologiques, atteintes physiques, désorganisation des équipes et perte de confiance. Face à ce constat, comment agencer et sécuriser son point de vente ?
Du vol opportuniste au braquage organisé
Les risques dans la filière HBJO se répartissent en plusieurs catégories :
- Les risques de malveillance (vols simples, cambriolages avec effraction, braquages avec violence, attaques en bande organisée)
- Les risques liés aux flux (transport de valeurs, déplacements des représentants, expositions temporaires)
- Les risques opérationnels et réglementaires (non-conformité des dispositifs de sécurité, défaut d’entretien des installations, absence de procédures formalisées)
- Les risques humains (agressions physiques, stress post-traumatique, mise en danger du personnel)
Normes de sécurité magasin :
des exigences de plus en plus élevées
Les assureurs spécialisés conditionnent désormais leurs garanties à un haut niveau de sécurisation des points de vente. Courtier indépendant en assurances, actif depuis 1988 à Monaco, en France et à l’international, Suisscourtage accompagne les entreprises du secteur HBJO avec des solutions personnalisées.
Face à la recrue d’essence des agressions et braquages, le courtier recommande une approche globale pour sécuriser un point de vente : protection des vitrines et des accès, dispositifs d’alarmes, brouillard opacifiant (fumigène), télésurveillance, et adaptation des garanties au niveau de risque réel du stock et de l’activité. « L’objectif est de prévenir les vols ciblés, les braquages, les fraudes et les pertes liées au transport de pièces précieuses, tout en limitant l’impact d’un sinistre sur l’exploitation » explique Sébastien Comte, Directeur du Département Bijouterie.
Vigilance et vision
Loin d’être figé dans le temps, un point de vente a aussi pour vocation d’évoluer. Comme l’explique Carole Bieri, responsable département HBJO chez VGM Assurances : « un projet d’aménagement n’est jamais uniquement esthétique ou commercial. Il est structurant. Il doit s’inscrire dans une réflexion plus large : celle des objectifs d’évolution que l’on se fixe à moyen et long terme. » Ainsi une évolution implique souvent une transformation du concept commercial, une modification des flux ou une réorganisation des espaces. « Ces projets doivent être portés à la connaissance de votre courtier et/ou assureur en amont de leur réalisation. Non pas pour ajouter une contrainte supplémentaire, mais pour inclure la dimension sécuritaire dès la conception. Lorsqu’elle est pensée dès l’origine, la sécurité s’intègre harmonieusement au projet et évite des ajustements ultérieurs plus complexes et plus coûteux. »
Quand la sécurité devient un argument de vente
Pour protéger des biens de grande valeur sans nuire à l’esthétique, du contrôle d’accès au blindage des vitrines, l’intégration de dispositifs de sécurité doit être discrète mais robuste. Référence dans l’architecture commerciale dédiée au HBJO, avec des …
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