L’UFBJOP (Union Française de la Bijouterie, Joaillerie et Orfèvrerie, des Pierres & des Perles), unique syndicat représentant l’ensemble des métiers de la joaillerie, est l’hôte du congrès du centenaire de la CIBJO, organisé à Paris du 27 au 29 octobre 2025. En ce premier jour du congrès, cette reconnaissance internationale offre à l’Union française une occasion inédite de rappeler la place centrale de la France, avec laquelle tout a commencé dans la joaillerie mondiale et de mettre en lumière une filière en pleine expansion. Les Français ne s’y sont pas trompés, puisque 58 % d’entre eux considèrent la France comme le berceau de la joaillerie mondiale selon l’enquête « Les Français et l’industrie de la joaillerie » UFBJOP / OpinionWay, dont les résultats paraissent à l’occasion du Congrès de la CIBJO. Ce centenaire, à Paris, consacre non seulement l’excellence des maisons françaises, mais aussi la singularité de leurs façonniers, ces artisans dont le savoir-faire unique incarne l’âme de la création et la fabrication française. Plus qu’un congrès, il consacre la reconnaissance internationale d’une filière en cohésion, qui place le collectif au cœur de ses actions. Une filière ouverte sur le monde, qui conjugue héritage et modernité, excellence et responsabilité. Il est un levier privilégié pour célébrer une filière dont la reconnaissance illustre à la fois la force de l’histoire, la puissance de la transmission et la confiance dans l’avenir.

Le dynamisme international de la filière de la joaillerie, un atout majeur pour la France
Depuis plusieurs siècles, la France façonne et transmet l’art joaillier. Des souverains de la Renaissance à l’émergence des grandes maisons de la place Vendôme au XIXe siècle, la création et la fabrication françaises se sont imposées par la maîtrise du geste, le goût du raffinement et la puissance du style. Cette tradition vivante se poursuit aujourd’hui grâce à un écosystème fécond : près de 200 acteurs fédérés par l’UFBJOP sur tout le territoire. En 2025, la production de bijouterie-joaillerie-orfèvrerie a progressé de +11 % au premier semestre (vs 2024) selon les dernières estimations de la filière. En dix ans, la fabrication française a été multipliée par 3 pour atteindre 5,727 milliards d’euros. Avec 90 % des ventes réalisées à l’export, la France confirme son rôle de puissance créative et industrielle au sein du marché mondial. Ce qui est perçu par la majorité des français (58 %), comme le démontre l’enquête UFBJOP / OpinionWay, en réponse à la première question posée auprès du panel représentatif ainsi constitué :

Héritière en ligne directe de la corporation des Orfèvres, collectivement organisée à partir de 1260 en France, elle joue toujours un rôle moteur dans l’harmonisation des normes, les évolutions et les transformations des métiers et des pratiques du secteur au niveau mondial, avec une démarche de co-construction, de concertation et de dialogue. Cette filière est dynamique et plurielle : elle n’est pas monolithique mais foisonnante — créateurs, jeunes pousses, artisans —, animée par une vraie culture, un savoir-faire reconnu et une créativité qui véhiculent l’image de la France dans le monde. C’est ce qui ressort de l’enquête UFBJOP / OpinionWay à la lecture des réponses à sa deuxième et troisième question à considérer ci-après :


Soit, 63 % des Français associent la création joaillère française à un savoir-faire artisanal d’excellence, 3 Français sur 4 identifient en priorité les grandes maisons de luxe (place Vendôme) et 1 Français sur 4 cite les jeunes créateurs et nouvelles marques.
Grâce à une expertise et une exigence de qualité appréciées internationalement et à un niveau, d’investissement soutenu, les entreprises françaises du secteur ont pris le virage stratégique de se concentrer sur des activités à haute valeur ajoutée et une montée en gamme des productions. La filière industrielle française dispose aujourd’hui d’atouts majeurs pour soutenir une croissance porteuse, dynamisée par une demande mondiale de 20 % par an sur les trois prochaines années.
Une tendance qui devrait se poursuivre dans les années à venir selon des rapports récents (en par culier McKinsey & Company, Grand View Research, Market Research Intellect ou Fortune Business Insights). Des analyses qui font ressortir clairement que les bijoux, et tout particulièrement les pièces de haute joaillerie, sont considérés par les acheteurs comme des actifs pérennes dans le contexte actuel de tensions géopolitiques et d’instabilités des conjonctures économiques régionales, en plus de la passion qui les entoure.
La confiance du consommateur, pierre angulaire de la filière de la joaillerie
Avec pour unique objectif la confiance des consommateurs finaux, soutien essentiel du dynamisme de la demande, la CIBJO et l’UFBJOP défendent les valeurs de responsabilité, de traçabilité et d’intégrité de l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière de la joaillerie mondiale. Plus qu’un objet de beauté, le bijou est aujourd’hui un symbole de confiance. Les consommateurs attendent des créations joaillières qu’elles allient émotion et intégrité, esthétique et transparence – ceci est confirmé par les résultats de l’enquête l’UFBJOP/ OpinionWay ci-après :


Soit,
• 85 % des Français font confiance à la filière pour garantir la traçabilité et l’éthique de ses créations ;
• 47 % estiment que la priorité doit être la transparence sur l’origine des matières ;
• 1 Français sur 4 place la garantie des conditions de travail au second rang de ses attentes ;
• 1 jeune sur 4 souhaite limiter l’impact environnemental de la production.
Ces résultats confirment les choix stratégiques de l’Union, pionnière dans la mise en place de dispositifs de certification (Label Joaillerie de France, Responsible Jewellery Council, Watch & Jewellery Initiative 2030). Avec son programme Impact RSE, l’UFBJOP accompagne aussi les ateliers dans leur transi on sociale et environnementale. Dans un contexte international marqué par les sanctions du G7 sur les diamants russes, l’Union a pris des engagements clairs, en garantissant l’intégrité des chaînes de valeur.
Une filière créatrice de valeur, de métiers et d’emplois, moteur de croissance durable
La joaillerie n’est pas seulement un symbole de beauté : elle est aussi une filière créatrice de valeur économique et sociale. Avec plus de 20 000 emplois, elle irrigue tout le territoire : de Paris et ses ateliers historiques à la région Rhône-Alpes, en passant par la Bretagne, la Nouvelle-Aquitaine ou les Pays de la Loire.
Depuis 2013, le chiffre d’affaires est passé de 1,8 milliard à 5,727 milliards aujourd’hui. L’essor s’est fait dans les territoires, permettant de structurer l’industrie et de créer 2 500 emplois durables et non délocalisables. Cette filière a une gestion prévisionnelle des savoir-faire : la fonction crée le besoin.
Cette dynamique s’appuie sur une diversité de profils – sertisseurs, gemmologues, fondeurs, designers 3D – et sur un taux d’employabilité exceptionnel de 90 %. La Haute École de Joaillerie, créée en 1867, forme chaque année 800 élèves à Paris et 1 200 apprentis et adultes en reconversion dans les territoires. Du CAP au MBA, elle incarne la transmission des savoir-faire et l’ouverture à de nouveaux métiers.
Selon les résultats de l’enquête UFBJOP / OpinionWay, 41 % des Français considèrent que travailler dans la joaillerie, c’est avant tout développer un savoir-faire technique de haut niveau, suivi par le fait d’exercer un métier créatif et artistique :

Tradition et innovation : les nouveaux horizons de la joaillerie
La joaillerie française conjugue l’intelligence émotionnelle des gestes anciens et l’audace de l’innovation contemporaine. Si plus d’1 Français sur 2 pense que la filière restera avant tout artisanale et traditionnelle, 36 % envisagent un futur équilibrant savoir-faire et technologies numériques :

Selon les résultats de l’enquête UFBJOP/OpinionWay, les Français sont très partagés sur l’impact estimé de l’intelligence artificielle dans le secteur de la joaillerie mais pour 44 % d’entre eux, elle n’aura pas d’impact significatif :

De la conception assistée par ordinateur à l’impression 3D, de l’utilisation de métaux recyclés aux pierres synthétiques, les ateliers se réinventent. La montée en puissance du bijou personnalisé – gravures, designs sur-mesure – illustre cette agilité face aux attentes nouvelles des clients.
PS : Méthodologie de l’étude Enquête menée par OpinionWay pour l’UFBJOP auprès d’un échantillon de 1013 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été interrogé par questonnaire auto-administré en ligne sur la période du 12 au 16 septembre 2025.















