La marque H. Gringoire, axée sur l’or 750 et les pierres de couleurs, souhaite diminuer son réseau pour renforcer son approche de partenariat avec ses distributeurs. Parallèlement, elle envisage d’ouvrir sa première boutique, à Paris. Le point avec Yvan Le Dour, son directeur général.

 

H. Gringoire est surtout présente en France, où le marché est perturbé. Comment se porte la marque ?

Nous réalisons en effet près de 80 % de notre activité en France, et, en dépit du contexte, nous parvenons à maintenir notre activité. En 2015, nous sommes à peu près stables, voire en légère progression. Mais ceci ne concerne que le chiffre d’affaires, car force est de reconnaître que, ces dernières années, les volumes ont considérablement baissé. D’un côté, le marché a subi un fort impact de Pandora, et d’un autre, l’or 750 a retrouvé quelques couleurs ces derniers mois. Parallèlement, les détaillants se montrent de plus en plus réceptifs aux marques.

Quelle est la situation de votre réseau de distribution ?

En France, nous comptons entre 500 et 600 points de vente. C’est trop. Nous souhaitons opérer un recentrage sur près de 400 boutiques, de manière à renforcer nos relations avec elles en devenant non pas un fournisseur, mais un partenaire. A mon sens, il est nécessaire d’envisager des relations plus fortes afin d’assurer un partenariat gagnant-gagnant. Pour y parvenir, nous allons notamment initier un club premium, destiné à améliorer nos échanges afin d’optimiser notre compréhension mutuelle, et de mettre en place des vitrines à l’année afin de mieux toucher le consommateur. Parallèlement, nous envisageons d’ouvrir notre premier point de vente, à Paris. Et ce, afin de disposer d’une vitrine, tant pour la clientèle française que pour les visiteurs étrangers.

Vous avez repris, il y a trois ans, le concept Dancing Diamonds. Que vous a-t-il apporté ?

Nous étions en effet à la recherche d’un concept fort, afin d’élargir l’image de H Gringoire. Aujourd’hui, les implantations sont faites, mais je pense que le produit doit évoluer. C’est en partie ce sur quoi nous travaillons, et, en 2016, de nouveaux produits précurseurs arriveront en vitrine en poussant le concept de diamant libre encore plus loin.

L’or 375 est peu présent dans vos collections. Pourquoi ?

Nous avons un positionnement moyen-haut de gamme. Lorsque la distribution s’est massivement tournée vers l’or 375, en raison d’un cours de l’or proche des 45 000 euros le kilogramme, nous avons lancé des lignes spécifiques sous le nom de Golden 9. C’était nécessaire car depuis 2008, en France, le marché de l’or 750 a diminué de moitié. Mais ces lignes restent secondaires dans notre proposition, et notre activité reste l’or 750, les pierres de couleurs et a tendance « french touch ».