William L. 1985 débarque en trombe
C’est un début sur les chapeaux de roues. Juillet 2015, Guillaume Laidet, 30 ans, quitte son confortable poste chez Jaeger-LeCoultre. 1er octobre : le voilà qui lance, à travers le site de financement participatif kickstarter , sa propre marque horlogère : William L. 1985. William, son prénom en anglais, et celui de son grand père. L., son […]

C’est un début sur les chapeaux de roues. Juillet 2015, Guillaume Laidet, 30 ans, quitte son confortable poste chez Jaeger-LeCoultre. 1er octobre : le voilà qui lance, à travers le site de financement participatif kickstarter , sa propre marque horlogère : William L. 1985. William, son prénom en anglais, et celui de son grand père. L., son nom de famille. 1985, son année de naissance. Moins de trois semaines après ce lancement, le résidant de Pontarlier, dans le Haut Doubs, peut se targuer d’avoir amassé plus de 130 000 euros, soit près de 900 précommandes !

Flashback. Guillaume Laidet, natif de Cognac, baigne toute son enfance dans les vins et spiritueux. Mais, un jour, il hérite d’un vieux chronographe des années 50 pour lequel il se passionne instantanément. C’est le coup de foudre pour l’horlogerie. Une fois sorti de son école de commerce, il se tourne donc vers la Suisse et ses grandes maisons. Entre temps, un constat : « j’ai fait le tour des montres proposées entre 150 et 300 euros, et je n’ai pas trouvé satisfaction en termes de finition ou de design », raconte le jeune entrepreneur. C’est le point de départ de son idée de création de sa marque.

Aujourd’hui, William L. 1985 peut se targuer de proposer, déjà, une collection complète de chronographes à quartz, et, même, une montre automatique, la Vintage 70’s diver Style Automatic. Leurs prix : entre 99 et 299 euros TTC. Arborant un style vintage, ces montres sont assemblées en Chine, à Shenzhen, « là où les tarifs sont les plus compétitifs », note Guillaume Laidet. Mais, dans un souci de qualité, elles sont animées par des mouvements japonais Miyota, dont la fiabilité n’est plus à prouver. Les premières livraisons sont attendues pour février.

En attendant, William L. 1985, qui a d’ores et déjà approchée par différents investisseurs, peaufine son modèle de distribution. Soucieux de bénéficier d’une meilleure rentabilité, Guillaume Laidet privilégie les ventes directes à travers son site Internet, qui doivent représenter, selon son business modèle, 80 % de l’activité. Mais Colette, ainsi que lepage.fr, proposeront également ses collections.

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