Le retour de Triton
Très réputée dans le domaine de la plongée au milieu des années 60, la marque française Triton, qui s’est effacée depuis, fait son grand retour sur le marché.   Triton fait son grand retour sur le marché horloger. Cette marque, née au milieu des années 60 sou l’impulsion de Jean-René Parmentier, colonel de l’armée de […]

Très réputée dans le domaine de la plongée au milieu des années 60, la marque française Triton, qui s’est effacée depuis, fait son grand retour sur le marché.

 

Triton fait son grand retour sur le marché horloger. Cette marque, née au milieu des années 60 sou l’impulsion de Jean-René Parmentier, colonel de l’armée de l’Air et passionné d’horlogerie, avait connu ses heures de gloire en concevant, pour le compte de la Spirotechnique fondée par le commandant Cousteau, un modèle de plongée éponyme. Caractérisée par un protège-couronne breveté et destiné à sécuriser la plongée, ce modèle, étanche à 200 mètres et exclusivement distribué dans les magasins de la Spirotechnique, pouvait se targuer d’être plus chère que l’incontournable Rolex Submariner.

Oubliée depuis, la marque française renaît aujourd’hui à l’initiative de Jean-Sébastien Coste et de Philippe Friedmann. Leur histoire est improbable : le premier, directeur commercial pour Alcatel Mobile Phone en Afrique et au Moyen-Orient, rencontre au Maroc le second, directeur artistique freelance, à qui il souhaite vendre une voiture de collection. La vente n’aboutit pas, mais une amitié se lie. Surtout, Philippe Friedman tombe sous le charme de la montre que porte Jean-Sébastien Coste… une vieille Spirotechnique. Aussitôt, l’idée d’acquérir une marque manifestement disparue leur traverse l’esprit. Le fondateur disparu, c’est son épouse qui la leur vend.

Novices en horlogerie, les fournisseurs peinent à leur accorder de l’attention mais, grâce à l’ADN puissant de la montre qu’ils veulent relancer, les deux associés parviennent finalement à s’accorder avec des fournisseurs suisses de premier rang, à l’instar de l’assembleur qui travaille également pour Patek Philippe ou Richard Mille. Le nom de Spirotechnique étant déjà pris, Jean-Sébastien Coste et Philippe Friedmann optent pour le nom de Subphotique pour le modèle qu’ils veulent relancer. Celle-ci reprend à l’identique le design de son aînée, avec son boitier en acier passé à 40 mm, sa valve à hélium à trois heures, sa couronne à douze heures et sa lunette crantée unidirectionnelle à soixante dents.

Étanche à 500 mètres, elle arbore un cadran noir mat avec des index luminescents Superluminova, un guichet dateur à trois heures. Montée sur un bracelet bi-matière gomme cousue sur caoutchouc noir, ou cuir alligator sur caoutchouc noir, cette Subphotique est équipée d’un très résistant calibre automatique Soprod A10-2 personnalisé Triton, avec un rotor bidirectionnel et une masse oscillante décorée Côtes de Genève. Assurant une réserve de marche de 4 heures, elle est vendue chez les seuls détaillants.

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