L’exposition présente une soixantaine de dessins et plusieurs carnets, tous issus du Fonds Van Cleef & Arpels* sur la Culture Joaillière, qui comprend une collection d’art graphique exceptionnelle présentée pour la première fois au grand public.

Elle est composée de trois parties :

Partie 1 – Étapes et matérialité du dessin joaillier
Partie 2 – Le concepteur du dessin
Partie 3 – Le statut du dessin joaillier de l’outil technique à l’oeuvre d’art

Un premier examen attentif de cette collection permet de rassembler un corpus d’une centaine d’oeuvres qui couvrent un long XIXe siècle commençant dans les années 1770 et s’achevant avec la Première Guerre mondiale. Cette période reflète l’éclectisme d’un siècle qui juxtapose des modèles anciens et des artistes d’avantgarde. L’originalité de l’exposition réside dans l’association de grands ateliers tels Lalique ou Vever à des noms moins connus comme Paillet, Brédillard, Hatot, Mellerio Borgnis. À travers les différents dessins du corpus, l’exposition permet de s’interroger sur ce qu’on dénomme « dessin joaillier ».

Le dessin gouaché : la lumière, la couleur – Un des trois cours de l’Ecole des Arts Joailliers

Plusieurs axes émergent. Le premier étant celui de sa mise en oeuvre : techniques, supports utilisés, matériaux, normes de ce type de dessin… Ce qui mène à savoir qui en est l’auteur : un dessinateur joaillier, un dessinateur spécialisé, un artiste ?
Combien de mains peuvent intervenir pour sa réalisation ? Enfin, reste la question de l’usage de ce dessin : à l’origine c’est avant tout un « outil technique » qui doit guider les différents corps de métiers dans la réalisation de la pièce, mais il est susceptible de devenir, avec le temps, une oeuvre d’art à part entière, admirée et recherchée pour ses qualités propres.

Accompagnée d’un livre coédité par Norma et L’École des Arts Joailliers, l’exposition ouvre un nouveau champ d’étude d’un art aux multiples fonctions. La scénographie propose une expérience immersive à l’intérieur d’un espace entièrement dessiné, plongeant ainsi le visiteur dans un dessin grandeur nature.

Louis Vander Cruycen (v. 1750 – 1818), attribué à Dessins de broche et de pendentif Encre brune et lavis
Album Joaillerie, reliure velin, f. 10 H. 12,1 cm ; L. 21,4 cm (oblong) vers 1770
Fonds Van Cleef & Arpels sur la Culture Joaillière

Deux commissaires encadre cette exposition :

Stéphanie Desvaux : Archiviste historienne indépendante, elle a travaillé à la valorisation du patrimoine au sein d’entreprises du secteur de la mode et du luxe, dont notamment la Maison Van Cleef & Arpels. Depuis quelques années, elle s’est spécialisée dans l’étude des archives joaillières et plus particulièrement des dessins de bijoux.

Michaël Decrossas : Docteur de l’École pratique des Hautes Études (EPHE), chercheur associé SAPRAT EA 4116 (Savoirs et pratiques du Moyen Âge au XIXe siècle), équipe d’accueil de l’École pratique des Hautes Études (EPHE). En 2018-2019, il a été missionné par L’École des Arts joailliers pour une recherche sur L’histoire du dessin joaillier. De la Renaissance à nos jours.

Exposition – informations pratiques

L’ÉCOLE DES ARTS JOAILLIERS
31, rue Danielle Casanova, 75001 Paris
Tel. 01 70 70 38 40

DATES : du 14 octobre 2021 au 14 février 2022

JOURS D’OUVERTURE : du mardi au samedi, de 12h à 19h

Entrée gratuite, sur réservation
Réservez votre créneau sur

www.lecolevancleefarpels.com

* Le Fonds Van Cleef & Arpels sur la Culture Joaillière

Van Cleef & Arpels a regroupé et conservé au fil des ans des documents d’archives provenant directement ou indirectement d’autres ateliers, maisons de joaillerie et diverses collections privées. Ces documents constituent le Fonds Van Cleef & Arpels sur la Culture Joaillière. Ce Fonds fait l’objet d’un inventaire, d’une campagne de restauration et de numérisation.
Mis à la disposition de L’École des Arts Joailliers, le Fonds a vocation à être étudié puis présenté au public, à L’École Paris, L’École Hong Kong ou encore à l’occasion des voyages de L’École partout dans le monde.