GEMGENÈVE – 6ème édition – Le Designer Vivarium, organisé par Vivienne Becker
GEMGENEVE 2023 – Le Designer Vivarium sera de retour au mois de mai à GemGenève, avec cinq créateurs internationaux contemporains, dont quatre n’ont encore jamais participé au Vivarium et présentent leur travail à GemGenève pour la toute première fois. Comme lors des éditions précédentes, le Designer Vivarium est organisé par l’historienne de la haute joaillerie, […]

GEMGENEVE 2023 – Le Designer Vivarium sera de retour au mois de mai à GemGenève, avec cinq créateurs internationaux contemporains, dont quatre n’ont encore jamais participé au Vivarium et présentent leur travail à GemGenève pour la toute première fois. Comme lors des éditions précédentes, le Designer Vivarium est organisé par l’historienne de la haute joaillerie, Vivienne Becker, qui parcourt le monde entier à la recherche de jeunes talents créatifs afin de faire découvrir des joailliers créateurs, des artistes et des orfèvres indépendants, individuels et méconnus qui ont quelque chose d’original à dire à travers leurs bijoux. Elle recherche une vision créative forte et singulière, une individualité intense et une sophistication dans le savoir-faire. 

Comme l’explique Vivienne Becker, dans cette édition de GemGenève, le Designer Vivarium illustre l’immense liberté créative qui règne actuellement dans le monde de la joaillerie, la diversité et la polyvalence, la profondeur et l’ampleur des sujets, des inspirations et des expressions, mais aussi l’ingéniosité des matériaux et du savoir-faire : les styles vont de visions narratives du monde naturel empreintes de rêverie et de romantisme, rendant subtilement hommage au passé, en passant par le modernisme graphique et jusqu’à une réinvention de l’indispensable technologie moderne, dans un esprit de durabilité.

NOUVEAUTÉS 2023

NVW, Royaume-Uni

NVW – Quand minuit est en fleurs

Natasha Wightman dévoile sa première collection NVW dans le Designer Vivarium à GemGenève. Cette artiste bijoutière britannique s’est tournée vers la joaillerie pour raconter des histoires qui la passionnent, des histoires de l’inattendu, dépeignant la vie sauvage britannique et en particulier le mystique corbeau, ainsi que la nature, le folklore et les terres anciennes. Sa création repose sur sa passion de chercher, redynamiser et préserver les métiers artisanaux traditionnels. L’intégralité de ses œuvres est fait main, délicatement et méticuleusement, par des artisans britanniques chevronnés. Pour sa collection inaugurale, elle s’est centrée sur l’art de la taille artisanale, utilisant des matériaux organiques ancestraux y compris du jais et du buis des landes sauvages. Ses représentations sont romantiques et émouvantes, notamment les corbeaux qui lui sont chers, travaillés jusque dans l’infime détail de façon stupéfiante.
Elle confie que le corbeau a toujours occupé une place à part dans son cœur depuis qu’elle a eu l’occasion d’élever et de remettre en liberté deux de ces oiseaux puissants et majestueux chez elle, dans le Sussex. (Lire la déclaration séparée de l’artiste). Chaque bijou est une œuvre d’art sculpturale en miniature, caractérisée par le raffinement exquis du détail des plumes et des caractéristiques de l’oiseau, montée en un bijou élégant et unique. Ils sont confectionnés par des orfèvres qualifiés travaillant sur des métaux et pierres précieuses, qui proviennent d’ailleurs souvent d’anciens joyaux ou d’anciennes tailles. Natasha exposera pour la première fois à
GemGenève. Ella a choisi pour ce salon une collection comprenant des colliers, notamment une pièce multi-rangs animée d’oiseaux en vol, une broche confectionnée autour d’une ancienne broche en émail en forme de fleur, et un accessoire de cheveux à montage « en tremblant ». Dans chaque NVW, les contes, mythes, significations et messages se superposent. Ils sont étroitement liés aux matériaux de son choix et leur provenance, selon un savoir-faire ancestral. La touche finale, explique Natasha, vient de l’histoire même d’une femme forte, indépendante et créative qui porte ses bijoux.

LEEN HEYNE, Pays-Bas

Bague en or et diamant

Leen Heyne est un orfèvre et joaillier néerlandais dont les bijoux conceptuels, comme il l’explique lui-même, libèrent les forces naturelles présentes dans les matières précieuses dont il s’inspire. À la fois minimal et sensuel, serein et fort, puissant et élégant, son travail se définit par le mouvement dynamique et fluide de ces forces naturelles, évoquant la croissance continuelle, l’énergie électro-magnétique de la Terre, inhérente aux métaux précieux et aux pierres précieuses. Diplômé de l’Académie d’orfèvrerie de Schoonhaven, Leen travaille dans son atelier de Tilburg, au nord d’Eindhoven, dans la province du Brabant. Il commence avec une seule bande de métal, pré-poncée, qu’il modèle à la main, façonne, tord, plie, entortille, laissant le métal dicter sa forme, en faisant appel à la dextérité manuelle pour transformer la force et la robustesse en une fluidité soyeuse. Une fois que la bague a acquis sa forme, il n’y retouche plus afin qu’elle conserve l’intégrité, l’authenticité et le caractère terrestre du métal. Les diamants sont introduits pendant le façonnage du métal, jamais après, et ne sont jamais sertis avec des griffes ou des broches, mais plutôt maintenus en place, comme par magie, ou selon ses propres mots, pris dans une danse métallurgique de tension.
Bien qu’ils ne soient pas directement influencés par le monde naturel, à travers leur abstraction, les bijoux de Leen Heyne exploitent la puissance et la complexité des formes organiques. Mais pardessus tout, ils stimulent l’imagination, évoquent des images et suggèrent des associations, telles que des racines d’arbres à nu enchevêtrées autour d’un rocher, encapsulant toujours les forces imparables de la nature, la force de la vie.
A GemGenève, Leen dévoile une série de nouvelles créations, centrées sur son travail expérimental en acier, et présentées ici pour la première fois. Il explique qu’il a d’abord été attiré par l’obscurité oxydée du métal, et qu’après une phase d’exploration et expérimentations, il a découvert que l’acier lui permettait de faire des torsions et des courbes plus petites et plus précises, et d’effiler le fil métallique qui, explique-il, produit un effet animal. À cela s’ajoute la dureté de l’acier qui permet et renforce la mise en tension des pierres.

Je puise l’inspiration dans le caractère de la matière, en tenant compte de la forme qu’elle veut prendre, suivant sa nature. Je me considère plus comme un chef d’orchestre que comme un créateur. Je ne fais que guider la matière et l’aider à trouver sa propre forme finale. »

Leen Heyne

LIA LAM, Royaume-Uni

LIA LAM – Bague 100 %

La créatrice-joaillière Lia Lam a lancé sa marque il y a un peu plus d’un an, avec quatre collections soigneusement étudiées, Beam, Lagom, Unity et Passepartout, chacune basée sur un concept, une histoire, une expérience émotionnelle, distillée en une forme pure et puissante. Aujourd’hui basée à Londres, Lia a vécu dans le monde entier et a étudié le droit et l’innovation au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, pour ensuite se lancer dans une carrière dans l’industrie des technologies juridiques. Elle explique que les bijoux sont une passion de longue date et que pendant environ trois ans, à partir de 2016, elle a appris le plus possible par elle-même, en suivant des cours dans le Goldsmiths’ Centre à Londres, en se formant à l’orfèvrerie et au modelage en cire à Rome et en étudiant l’histoire et le savoir-faire de la joaillerie à Paris. Le style de Lia est résolument moderniste, graphique et architectural, influencé par le Bauhaus, le brutalisme et le modernisme.
Mais ce minimalisme rigoureux est sous-tendu par une profondeur et une signification émotionnelles. Lia s’est donné pour mission de redéfinir et de moderniser les messages traditionnels d’amour, d’engagement et de célébration. Danseuse passionnée, elle imprègne également ses bijoux d’un sens rythmique d’unité et de synchronicité, et d’une harmonie de partenariat. Et elle s’inspire de la danse pour les détails et la composition. Comme elle l’explique, derrière la facilité et la grâce naturelle de la danse se cachent la discipline, le dévouement et la concentration, chaque mouvement du corps exécuté avec précision et détermination. Lia travaille principalement l’or 18 carats et les diamants, avec un peu de platine, se délectant du poids et de la tactilité de l’or, pour élever le métal d’un rôle de soutien à un élément vital et intégral du design et du concept. Tous les bijoux sont fabriqués à la main à Londres. La première pièce de sa collection Beam, la bague 100 %, a déjà beaucoup fait parler d’elle. Réinterprétation de la bague classique Toi et Moi, son message moderne est « Foncez dans la vie » et engagez-vous à 100 % à poursuivre vos rêves, comme Lia Lam l’a fait.

Le désir de tracer ma propre voie anime tout ce que je fais. Chaque pièce de ma collection a une raison d’être, un message exprimé sous la forme la plus simple et la plus poétique. L’esprit de mon travail consiste à réduire mes concepts à leur essence même. Parce que dans cette essence réside leur puissance. »

Lia Lam

OUSHABA

Bracelet Vestige en or jaune 22 carats avec fil électrique

Lancée en début d’année, Oushaba naît de l’idée originale d’un trio d’amis, amateurs d’art et collectionneurs, dont Gillian Carr qui en est maintenant directrice générale. Ils décrivent leur marque comme une maison d’art et de design durable qui insuffle une nouvelle vie à des matériaux oubliés, et leurs bijoux comme un art à porter mettant en valeur les techniques et les talents artisanaux. Leur concept fondateur de durabilité et de circularité s’inscrit dans leur première collection novatrice, Connection Salvaged. La collection explore la connectivité de la technologie actuelle et sa relation avec les ressources précieuses qui, alors même qu’elles en sont des composants essentiels, sont rejetées en raison de l’obsolescence propre à la technologie. Les bijoux sont fabriqués à partir de fragments de déchets électroniques (cartes de circuits imprimés de téléphones portables, câbles de recharge, clés USB et prises) sertis dans de l’or 22 carats recyclé, de l’or blanc 18 carats et de l’argent, et rehaussés de diamants, rubis, émeraudes et saphirs issus de sources durables. Les bagues, colliers, boucles d’oreilles, bracelets et boutons de manchette, tous des pièces uniques fabriquées sur commande en éditions limitées, rappellent des objets trouvés, des trésors oubliés, de merveilleuses antiquités déterrées, de fragments futuristes du passé.
Le nom Oushaba vient de l’arabe « alliage », symbolisant un creuset culturel d’idées et d’influences.
Il fait référence à la fusion du passé, du présent et du futur, de la modernité et de l’antiquité, de la technologie et de l’artisanat séculaire, du mélange des matières et des inspirations mondiales. Les bijoux sont tous fabriqués à la main par des orfèvres en Sicile, selon des techniques telles que la fonte à la cire perdue, qui ont été transmises et améliorées au fil des générations. Les parties en or, avec leur surface brossée et texturée, ont une finition riche, somptueuse et martelée à la main, montrant le savoir-faire de l’artisan. Ils rappellent délibérément les bijoux anciens pour contraster avec les matériaux technologiques et les déchets électroniques humbles, ordinaires et modernes. L’idée est de nous pousser à remettre en question nos idées préconçues sur la préciosité. Chaque bijou est emballé dans une boîte sur-mesure fabriquée à partir de bois durable ou récupéré, tapissée de tissu recyclé et de liège, réalisée en collaboration avec le fabricant de meubles londonien Jan Hendzel Studio. Un pourcentage des bénéfices de chaque vente sera reversé à une cause caritative.

« L’un de nos principes directeurs est de voir l’extraordinaire dans l’ordinaire. Pendant le confinement de 2020, quand nous envisagions de créer Oushaba, la technologie nous a permis de rester connectés avec nos proches. Les appareils électroniques contiennent de nombreux éléments magnifiques, y compris de l’or, mais aussi des couleurs semblables à des pierres précieuses et des détails intéressants sur les circuits et les composants électriques. Nous voulions bousculer les idées que les gens peuvent avoir à propos de matières considérées comme des déchets. »

Lieu | Date | Horaires d’ouverture
Adresse : Palexpo Halle 1 – entrée Sas 1 (juste en face des stations de taxis et de bus) Route François-Peyrot 30
1218 – Le Grand-Saconnex GE – À dix minutes à pied de l’aéroport de Genève
Dates : du 11 au 14 mai 2023
Heures d’ouverture : 10h – 18h30 (fermeture de la caisse à 17h30 dimanche 14 mai)



Par Le Bijoutier International Magazine

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