Présente dans l’aventure GemGenève depuis la 1ère édition, Nadège Totah est devenue l’une des figures incontournables du salon qui ouvrira ses portes le 7 mai 2026, pour 4 jours. De l’accompagnement de la jeune création à la sélection rigoureuse des exposants, elle assume avec enthousiasme et bienveillance l’ensemble des responsabilités liées à son rôle de co-organisatrice, sans jamais perdre le sourire !

Dans le métier, certains vous surnomment « Madame GemGenève », quelles relations entretenez-vous avec les exposants ?
Nadège Totah : Ce surnom me touche parce qu’il reflète sans doute le lien humain que j’entretiens avec nos exposants. Au fil des années, une véritable relation de confiance s’est installée. Pour beaucoup, ce sont plus que des partenaires : ce sont des visages familiers, des histoires que je connais, des parcours que j’ai vus évoluer. J’essaie d’être à leur écoute, de comprendre leurs besoins, leurs contraintes, leurs espoirs aussi. GemGenève, c’est avant tout une aventure humaine et je crois que c’est ce qui se ressent dans l’atmosphère unique du salon.
La force de GemGenève est d’accueillir des négociants établis depuis plusieurs générations comme de jeunes marchands.
Comment compose-t-on pour donner à chacun la meilleure visibilité sans que les plus renommés « n’éclipsent » les moins connus ?
Nadège Totah : C’est une question d’équilibre et de respect. Dès la conception du salon, nous avons voulu que chacun ait sa place, sur un pied d’égalité. Tous les stands ont la même apparence, pour que personne ne prenne visuellement le dessus sur un autre. Nous avons aussi limité la surface maximale des stands à 60 m² afin d’éviter de trop grands écarts, que les plus petits ne soient pas « écrasés » par des structures monumentales.
Le plan du salon est ensuite pensé comme une véritable composition : nous veillons à créer une circulation fluide, où le visiteur se laisse guider et surprendre, passant d’un univers à un autre sans hiérarchie imposée. Par exemple, au premier rang, nous plaçons souvent des stands présentant de la marchandise avec du charme, du caractère, plutôt que des installations trop imposantes. C’est cet esprit d’équité et de découverte qui, je crois, reflète le véritable ADN de GemGenève.
Pourquoi cette volonté de mettre dans la lumière les jeunes designers et les créateurs émergents ? Quels conseils donneriez-vous aux jeunes créateurs qui rêvent d’exposer à GemGenève ?
Nadège Totah : Les jeunes designers incarnent l’audace, la créativité, la sensibilité contemporaine. Les soutenir, c’est préserver le souffle vital de la joaillerie. À GemGenève, nous leur offrons une vraie visibilité, au même titre que les plus grands, car leur regard nouveau nourrit tout l’écosystème. À ceux qui souhaitent un jour exposer leurs créations, je dirais : soyez sincères. Ne cherchez pas à plaire, mais à exprimer ce que vous êtes réellement. L’authenticité se ressent, elle touche. Et c’est souvent cette émotion, plus que la perfection, qui ouvre les portes.
GemGenève a pris le parti d’ouvrir ses portes aux collectionneurs privés et aux initiés, et non pas de réserver l’accès uniquement aux professionnels comme le font d’autres salons. Pourquoi cette volonté de dévoiler une facette souvent méconnue des métiers de la joaillerie ?
Nadège Totah : Ouvrir GemGenève à un public plus large, c’est permettre à chacun de découvrir ce qui se cache derrière une pierre, un bijou, une oeuvre. C’est aussi une manière de rendre hommage à tous les métiers d’art qui oeuvrent dans l’ombre. Nous avons à coeur de transmettre, de partager, d’éveiller la curiosité. Quand un visiteur repart avec des étoiles dans les yeux et une compréhension plus profonde de ce monde fascinant, alors nous nous disons que nous avons réussi notre mission.
Rendez-vous au salon GEMGENEVE 2026, du 7 au 10 MAI 2026
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